Date de parution : avril 2025 sur Amazon
Auteur : Maurice Simo Djom
Genre : analyse géopolitique
Préface : Alain Foka
Nombre de pages : 367
Format : 16×24
En ce début d’année 2025, l’Afrique continue d’agrandir ses marges de manœuvre dans le contexte d’inflexion géopolitique vers la multipolarité. Fait marquant de l’année 2024, la bataille de Tinzaouatène a démontré que les menaces hybrides portées par les puissances occidentales et leurs proxys ont encore de beaux jours devant elles. Mais l’Afrique refuse de s’avouer vaincue puisque les souverainismes sont à l’œuvre et ont infligé de nouvelles frustrations au militarisme d’origine hétéronome.
L’Etat de l’Afrique 2025 s’intéresse à ces tendances lourdes et à bien d’autres : une géoéconomie de l’instabilité et de la recomposition dues à une série de ruptures géopolitiques dans le Sahel ; des difficultés de projection de la puissance algérienne ; la percée de la diplomatie togolaise ; le lent délitement de l’ANC qui fait planer une menace sur la diplomatie de la compassion pro-palestinienne…
Pour ce projet de connaissance inédit fruit d’une inspiration saluée par Alain Foka, les Professeurs Tony Chafer de l’université de Portsmouth et Jean-Emmanuel Pondi, 2024 était l’année du baptême. 2025 est celle de la confirmation. En attendant l’année du jubilé. En effet, Maurice Simo Djom annonce pour 2026 une importante métamorphose : L’Etat de l’Afrique sera désormais un ouvrage collectif annuel qui fera appel à diverses intelligences des quatre coins du continent pour une analyse géopolitique faite à partir de l’Afrique pour décrypter les enjeux africains sans paternalisme ni racisme.
Extrait de la préface (par Alain Foka)
Le géniteur de ce projet, Maurice Simo Djom, fait partie de la nouvelle classe de panafricains convaincus de l’aptitude des Africains à relever leurs défis par la réflexion profonde et l’action concrète.
En lisant l’édition inaugurale écrite en 2023 et publiée en avril 2024, j’avais été impressionné par l’ambition exprimée dans l’avant-propos, à savoir produire un projet de connaissance sur l’Afrique et le monde par la publication annuelle d’un ouvrage de géopolitique. (…) Si L’Etat de l’Afrique, si pleine d’ambition et de personnalité, était écrit par M. Dupont, son orientation intellectuelle serait malheureusement en déphasage total avec nos défis de souveraineté, d’unité et de solidarité. Le livre serait au service d’une vision paternaliste, mettant l’accent sur l’instrumentalisation de la démocratie, des droits de l’homme et de la justice universelle à des fins de servitude et de prédation. Mais cela n’empêcherait pas les Africains de lui dérouler le tapis rouge et d’ériger son navet en dogme inattaquable. Beaucoup se bousculeraient pour louer l’idée, saluer le génie de l’auteur, admirer la densité du travail accompli. Il serait même décoré par certains chefs d’Etat pour services rendus. Des universitaires se disputeraient l’organisation des colloques à ce sujet. Quant à la commission des manuels scolaires, elle l’inscrirait au programme sans tarder. Autant de gestes traduisant le complexe d’infériorité qui nous paralyse, faisant de nous des esclaves de nos prédateurs, de dignes héritiers des nègres de salon.
